Comment devenir mécanicien d'ascenseurs

Par Cynthia Laferrière

Modifié le 8 octobre 2025

Vous êtes bricoleur, minutieux et aimez les machines? Les hauteurs ne vous font pas peur, vous excellez en résolution de problèmes et vous gérez bien le stress? Songez dès aujourd’hui à vous spécialiser en installation, réparation ou entretien d’ascenseurs! Ce travail aux tâches variées présente d’excellentes perspectives d’emploi; vous n’avez qu’à constater vous-même le nombre de tours à condos et logements qui s’élèvent chaque mois dans les paysages urbains et suburbains.

Les tâches du métier de mécanicien d’ascenseurs

Soudure réparation système ascenseur

Source : Tima Miroshnichenko – Pexels

La mission première de cet employé spécialisé consiste à assurer le bon fonctionnement des systèmes de déplacement mécaniques et électriques que l’on retrouve dans les ascenseurs, les monte-charges, les échafaudages et les escaliers roulants. Or, selon la branche choisie, il pourra soit installer, réparer, moderniser ou entretenir ces systèmes servant au transport de personnes ou de matériaux.

Polyvalent, ce mécanicien doit connaître les dessous de l’électricité, de l’électronique, de la soudure, de l’hydraulique, de la mécanique et ainsi de suite.

En plus des éléments mentionnés ci-haut, la formation académique et l’expérience gagnée sur le terrain apprendront aux futurs mécaniciens d’ascenseurs à :

  • Comprendre des plans, schémas et devis en lien avec les composantes des systèmes

  • Utiliser différentes techniques et outils

  • Préparer les travaux de construction (tuyauterie, fils, charpentes…)

  • Respecter les normes pour assurer la sécurité des appareils, du chantier et du public (avant, pendant et après les travaux)

  • Assembler les cabines, installer une unité de contrôle et poser le câblage nécessaire aux commandes électriques ou électroniques

  • Effectuer l’entretien général et préventif

  • Tester le matériel pour trouver les défaillances

  • Démonter, réfectionner ou remplacer les pièces défectueuses

  • Mettre à l’essai final les appareils pour en assurer la conformité et la sécurité

  • Soumettre des estimations aux clients

Les aptitudes requises pour devenir un bon mécanicien d’ascenseurs

Souvent suspendu en hauteur ou coincé dans des espaces exigus, il ne faut pas avoir le vertige ni souffrir de claustrophobie.

Posséder une bonne dextérité manuelle et une excellente coordination motrice afin de manipuler des éléments en mouvement sont des conditions essentielles à la pratique du métier.

Puisque le travail requiert de jouer avec des forces électromotrices à haut voltage ou de manier des pièces de petite taille, le mécanicien se doit de faire preuve de minutie, de précision et d’un grand sens des responsabilités.

Avoir des aptitudes naturelles en mathématiques et en calculs est aussi important que de développer son sens de l’observation et sa faculté d’analyse pour résoudre des problèmes complexes.

Parfois seul lors de l’entretien, l’autonomie et la débrouillardise font partie de l’ADN du mécanicien d’ascenseurs. En contrepartie, il doit pouvoir facilement collaborer avec divers acteurs du domaine (installateurs, électriciens, entrepreneurs, propriétaires, etc.)

Certains employeurs exigeront le bilinguisme et la possibilité de se déplacer sur tout le territoire québécois (posséder un permis de conduire et un véhicule). De même, offrir ses services 24h/24 sur appel pendant les périodes achalandées sera considéré comme un net avantage à l’embauche.

Comment devenir mécanicien ou installateur d’ascenseurs

Bouton d’ascenseur

Source : Kelly – Pexels

Afin de pratiquer les métiers reliés à l’installation ou la réparation de systèmes de monte-charges divers, il est nécessaire de compléter un DEP en mécanique d’ascenseurs - secteur mécanique d’entretien - d’une durée de 2 ans à temps plein (1800 heures). Offert à un seul établissement scolaire au Québec, soit à l’École des métiers du Sud-Ouest-de-Montréal - l’ÉMSOM, il est également possible de compléter la formation en anglais (Elevator mechanics).

À noter que vous n’aurez pas à effectuer de stage pendant que vous étudiez, puisque la période d’apprentissage se fait sur le terrain en tant qu’apprenti. Pour ce faire, vous devrez, dans un premier temps, prouver votre attestation de réussite scolaire à la CCQ. On vous demandera d’adhérer à un syndicat, puis de montrer une garantie émise par un employeur qui vous autorise à travailler pour lui, et ce, pour une durée d’au moins 150 heures sur une période de 3 mois. Il vous faudra aussi obtenir votre attestation en santé-sécurité sur chantier et payer la CCQ (100$).

Advenant que vous vouliez exercer votre profession dans le domaine de la construction (industriel, commercial, institutionnel), vous entreprendrez finalement les démarches pour devenir compagnon.

Consultez ce site pour savoir comment intégrer l’industrie de la construction sans diplôme

Perspectives d’emploi et professions reliées au DEP en mécanique d’ascenseurs

Le taux de placement pour un diplômé est excellent; la demande est en hausse et les candidats manquent à l’appel. N’oubliez pas que la formation vous permet de réparer non seulement les ascenseurs, mais les monte-charges, les escaliers mécaniques, les ponts roulants et bien plus.

L’industrie de la construction représente un employeur en constante recherche, mais il est envisageable d’œuvrer en dehors de ce secteur. Par exemple, les fabricants, certaines compagnies privées ou entreprises spécialisées, voire des agences immobilières, proposent leurs services d’installation, de réparation et d’entretien, autant pour des particuliers que pour des commerces ou institutions publiques.

Le salaire moyen de la profession, au Québec, est de 39$ de l’heure. Ce dernier varie selon les années d'expérience et selon les secteurs. L’avantage de cette profession est de dégoter des contrats à l'année, peu importe la saison.

Si cet article vous a convaincu ou a confirmé votre choix de carrière, voici une liste des métiers qui n’attendront que votre talent (l’emploi du masculin sert à alléger la liste) :

  • Mécanicien ou ajusteur d’ascenseurs

  • Installateur d’escaliers mécaniques

  • Monteur-réparateur d’escaliers et de ponts roulants

  • Représentant technique en ascenseurs et autres équipements


Obtenez 3 soumissions gratuites pour votre projet

Soumettez un projet et obtenez gratuitement 3 soumissions!

Vous cherchez autre chose?

Table des matières

4 min de lecture

Trouvez des entrepreneurs dans votre région

Entrez votre code postal



Articles similaires

Actualités du secteur, témoignages, technologies et autres ressources.

7 minutes de lecture

Karine Dutemple

30 mai 2024

Comment obtenir une licence RBQ?

Vous souhaitez faire le grand saut et devenir entrepreneur? Nul besoin de vous dire que l’obtention d’une licence valide délivrée par la Régie du bâtiment du Québec est une étape incontournable pour y arriver.

Travailleurs et candidats du secteur de la construction
6 minutes de lecture

Équipe éditoriale

08 nov. 2023

Tout savoir sur le métier de carreleur

Qui n’aime pas avoir un beau plancher? Pourtant, derrière la pose de ce dernier, se cache une personne méconnue du public : le carreleur. Poser un revêtement est beaucoup plus délicat qu'on le pense, surtout s’il faut basculer dans la cour du carreleur. Voici donc un aperçu de son rôle et de sa formation.

Les métiers de la rénovation
5 minutes de lecture

Équipe éditoriale

15 févr. 2024

Maximisez l'isolation avec le coffrage isolant

Le coffrage isolant est une technique qui permet non seulement de réaliser un gain de temps sur les chantiers, mais aussi de vous faire réaliser des économies d’énergie. On parle ici de 5 jours pour monter les murs d’une maison, et de 70% d’économies d’énergie en chauffage et en climatisation. On fait le point sur cette technique.

5 minutes de lecture

Cynthia Laferrière

08 nov. 2023

Concevoir des échafaudages sécuritaires et conformes pour vos employé et vous

En tant qu’entrepreneur, il est de votre devoir de bien informer vos employés concernant les meilleures pratiques en matière de santé et de sécurité au travail, voire de concevoir un plan de prévention des accidents. Tout métier comporte son lot de risques, évidemment, mais s’il est possible d’éviter des catastrophes grâce à une formation adéquate et un accès à l’information, pourquoi s’en priver?

4 minutes de lecture

Téo Boinet

08 oct. 2025

Une aggravation de la pénurie de main-d'oeuvre en construction en 2023

La pénurie de main-d'œuvre est l'un des principaux problèmes de recrutement dans le secteur de la construction et de la rénovation au Québec en 2023. En raison du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité, le nombre de travailleurs disponibles a considérablement diminué au cours des dernières années. De plus, le secteur de la construction et de la rénovation est confronté à une concurrence accrue des autres industries, rendant la recherche de nouveaux travailleurs encore plus difficile. Les entreprises peinent à trouver de la main-d'œuvre et le ressentent de plus en plus. C'est une tendance qui se confirme dans notre entreprise. En effet, comme en a témoigné notre président Michel Jodoin en  ce début d'année, des centaines d'offres d'emploi dans le secteur de la rénovation sont offerts sur notre site qui n'ont pas encore trouvées preneurs.