Comment améliorer la rétention du personnel dans votre entreprise de rénovation

Par Équipe éditoriale

Modifié le 25 février 2026

Poignée de main entre un travailleur en gilet de sécurité et un client sur un chantier avec plans roulés.

La saison des rénovations du printemps se remplit vite — et les entrepreneurs qui planifient tôt ne gagnent pas seulement plus de leads, ils livrent aussi plus de projets à temps. Si vous voulez réserver des projets de début de printemps avant que la concurrence n’augmente, il vous faut deux choses qui fonctionnent ensemble : une génération de leads constante et une équipe fiable pour réaliser le travail que vous vendez.

En tant qu’entrepreneur en rénovation résidentielle, vous embauchez et formez des employés pour les garder le plus longtemps possible. Or, la pénurie de main-d’œuvre observée dans plusieurs provinces à travers le pays ne facilite pas les choses. Par exemple, au Québec, on estime que 65 % de tous les métiers de l’industrie de la construction sont touchés par cette pénurie. Résultat : beaucoup de travailleurs se font offrir des postes ailleurs.

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C’est pourquoi la réduction du roulement du personnel doit faire partie de votre planification d’avant-saison — au même titre que le marketing, la planification des horaires et l’estimation. Quand vous conservez des personnes qualifiées, vous protégez la capacité de production, la qualité sur les chantiers et la fiabilité des échéanciers — trois éléments qui soutiennent la satisfaction client, les références et la rentabilité de l’entreprise. Le roulement, lui, coûte cher en temps de recrutement payé, en intégration, en formation et en reprises de travaux, et il peut aussi nuire à votre réputation si les délais glissent une fois la haute saison lancée.

Bonne nouvelle : vous pouvez prendre de l’avance sur le roulement avec quelques gestes concrets — renforcer l’embauche et l’intégration, améliorer la rémunération et les avantages, bâtir une culture de chantier positive, écouter les employés de façon constante et utiliser des systèmes simples (dont des outils RH) pour repérer les problèmes tôt. Voici six façons de retenir les meilleurs membres de votre main-d’œuvre afin de rester organisé, de stabiliser vos équipes et d’accepter plus de travail avec confiance à l’approche de la saison.

Pourquoi réduire le roulement est une priorité d’affaires (et pas seulement une tâche RH)

Mains protégeant des silhouettes humaines en bois symbolisant la protection, l’assurance et la gestion d’équipe.

Source : Canva

En rénovation, la rétention a un impact direct sur la performance de l’entreprise. Quand vous gardez des personnes qualifiées, vous protégez la capacité de production, la qualité sur les chantiers et la fiabilité des échéanciers — trois éléments qui soutiennent la satisfaction client, les références et la rentabilité de l’entreprise. Un faible roulement devient aussi un avantage concurrentiel en période de pénurie : les entreprises reconnues comme des milieux stables et bien gérés attirent généralement plus facilement de bons candidats que celles qui vivent une rotation constante.

Le roulement coûte cher de façon très concrète. Gallup a estimé que le roulement volontaire coûte environ 1 000 milliards de dollars US par année aux entreprises américaines, et que remplacer un employé peut coûter d’environ une demi à deux fois le salaire annuel de cet employé (fourchette conservatrice). Dans une entreprise de rénovation, ce coût ne se limite pas au recrutement : c’est aussi du temps payé passé en entrevues, en intégration, en formation, en reprises de travaux à la suite d’erreurs, et la perte plus discrète de connaissances institutionnelles (le « savoir-faire » de chantier qui fait avancer le travail).

Les effets en cascade comptent aussi : lorsqu’une personne part en plein milieu d’un projet, l’équipe restante doit souvent absorber une charge de travail supplémentaire, ce qui peut augmenter l’épuisement et accroître le risque d’autres démissions. Un roulement élevé peut aussi nuire à votre réputation d’employeur auprès des travailleurs et à votre réputation auprès des clients si les échéanciers glissent ou si la qualité devient inconstante.

Entreprise de rénovation résidentielle : 6 façons de retenir les meilleurs membres de votre main-d’œuvre

1. Offrez des salaires équitables

Si vous êtes entrepreneur depuis un certain temps, vous savez déjà que sous-payer vos employés fait partie des principaux facteurs qui alimentent un roulement continu. C’est pourquoi il est si important d’offrir de bons salaires à tous vos travailleurs. Ne faites pas l’erreur de payer tout le monde le même montant : les compétences et les efforts fournis diffèrent d’une personne à l’autre. Les plus qualifiés doivent avoir une bonne raison de rester avec vous, et ceux qui débutent ont besoin d’une source de motivation pour persévérer.

Renseignez-vous sur les salaires actuels en consultant des offres d’emploi pour chacun des métiers que vous employez et en comparant aux taux du marché. Pensez au-delà du salaire de base : un solide ensemble de rémunération et la rémunération globale (salaire et avantages) peuvent vous rendre beaucoup plus compétitif. Si vous ne pouvez pas augmenter les salaires, envisagez d’autres avantages (congés payés, horaires flexibles, assurance collective, congé de maternité et de paternité). Le bien-être et la qualité de vie sont deux aspects essentiels des avantages qui permettent de différencier les entreprises de construction et de rénovation.

Il est aussi utile de rendre votre système de rémunération juste et prévisible. Surveillez les déséquilibres salariaux et, lorsque possible, revoyez l’équité salariale (y compris des analyses d’équité salariale selon le genre et l’origine raciale, lorsque pertinent) afin que la rémunération s’aligne sur le rôle, le niveau de compétence et la performance. Un rythme d’évaluation simple et constant — des augmentations régulières liées à des attentes claires — réduit la frustration et les rumeurs. De petites primes ou incitatifs liés à la sécurité, à l’assiduité, à la qualité et aux commentaires clients peuvent renforcer les comportements souhaités sans reposer uniquement sur le taux horaire.

2. Visez la formation continue

Dans l’industrie de la rénovation, la formation continue est un excellent moyen de retenir les travailleurs. Il est donc important d’offrir des occasions de développement en leur permettant de participer à des programmes de formation. C’est une excellente façon de stimuler la motivation et l’engagement.

Plusieurs organisations partout au pays offrent des programmes de formation conçus pour augmenter les compétences de vos employés. Ces occasions d’apprentissage visent à enseigner différents aspects liés au travail, comme les caractéristiques de nouveaux matériaux ou la façon d’appliquer de nouvelles techniques. Lorsque possible, reliez la formation à un parcours de carrière clair afin que les employés voient où ils s’en vont (par exemple, apprenti → chef d’équipe → superviseur de chantier), et pas seulement ce qu’ils font cette semaine.

De plus, comme employeur, votre objectif est d’informer et de sensibiliser vos travailleurs à l’importance d’élargir leurs compétences tout au long de leur carrière. Une courte analyse des écarts de compétences (ce dont votre équipe a besoin vs ce qu’elle a) peut orienter la formation continue et les programmes de perfectionnement, et même vous aider à créer des plans d’apprentissage personnalisés. Si votre entreprise compte des travailleurs compétents, vous pourrez augmenter le nombre de services que vous offrez, ainsi que le niveau de satisfaction des clients.

Voici les différentes organisations qui offrent actuellement des programmes de formation dans diverses provinces :

  • Québec : Association de la construction du Québec (ACQ)

  • Ontario : Ontario Home Builders’ Association

  • Nouvelle-Écosse : Canadian Home Builders’ Association of Nova Scotia

  • Alberta : Alberta Construction Association

  • Manitoba : Winnipeg Construction Association

  • Colombie-Britannique : British Columbia Construction Association

3. Assurez du travail à l’année à vos employés

Dans l’industrie de la rénovation résidentielle, la meilleure façon de retenir vos travailleurs est de leur donner du travail, à l’année. Plusieurs projets ne peuvent pas être réalisés en hiver, et la plupart des propriétaires veulent rénover durant l’été, ce qui complique la tâche lorsqu’il faut remplir un horaire d’hiver.

La planification à l’année réduit la peur des mises à pied et soutient l’équilibre travail-vie personnelle. Quand les gens se sentent financièrement en sécurité et peuvent prévoir leur horaire, l’épuisement est moins probable. Si vos hivers sont plus calmes, cherchez des façons de stabiliser les heures (même si le type de travail change) : projets intérieurs, tâches de planification/préparation, temps de formation, appels d’entretien, ou horaire échelonné. Pour certains rôles (estimation, coordination de projets), le télétravail occasionnel ou des heures de début flexibles peuvent aussi réduire la pression liée aux déplacements sans nuire à la productivité sur le chantier.

Si vous cherchez une bonne solution pour trouver du travail à vos employés à l’année, vous devriez envisager de vous inscrire à une plateforme de référence de clients.

Chez Soumission Rénovation, nous recevons chaque jour un volume important de projets de clients à la recherche d’entrepreneurs. En vous inscrivant à notre plateforme, vous pourrez définir vos paramètres et, en retour, nous vous enverrons des projets qui correspondent à vos besoins. Cela vous aidera à maximiser vos chances d’obtenir des contrats à tout moment, toute l’année.

4. Encouragez la rotation des tâches

La rotation des tâches consiste à permettre aux travailleurs d’effectuer temporairement une ou plusieurs tâches qu’ils n’ont pas l’habitude de faire. Cela aide à réduire la monotonie, à prévenir l’épuisement et à renforcer le respect mutuel entre les travailleurs. Cette façon de faire peut notamment révéler une nouvelle vocation chez certains employés et les encourager à apprendre de nouvelles compétences.

En plus de vous aider à retenir vos employés, la rotation des tâches est aussi une façon pratique de renforcer la dynamique d’équipe. Vous pouvez la traiter comme un déplacement latéral structuré ou un changement de rôle — par exemple, faire accompagner un manœuvre par un métier plus spécialisé, alterner des tâches de finition avec un court passage en démolition, ou confier des projets transversaux qui exigent de la coordination entre métiers. Gardez toutefois le tout organisé : fixez des attentes de formation claires, confirmez les exigences de sécurité et évitez les rotations qui créent des retards sur le chantier ou des problèmes de qualité.

5. Offrez du développement professionnel pour retenir vos employés

Un employé qui aime travailler pour votre entreprise voudra certainement gravir les échelons, car personne ne veut rester exactement au même endroit du début à la fin de sa carrière. En tant qu’entrepreneur en rénovation, vous devriez encourager vos employés dans cette démarche et les conseiller dès le départ lorsqu’il est question d’occasions de croissance. C’est un excellent facteur de motivation et une très bonne façon de retenir les employés.

Rendez l’avancement concret en montrant à quoi ressemble « monter » dans votre entreprise. Cartographiez les occasions de développement : promotions, changements de rôle et déplacements latéraux qui développent des compétences de leadership (par exemple, passer de la production à responsable qualité, responsable SST, ou adjoint/coordonnateur de projet). Soutenez cela avec des objectifs et un processus simple d’évaluation de performance afin que les gens sachent à quoi ressemble un bon rendement et sur quoi travailler ensuite.

Le mentorat compte aussi — jumeler les nouvelles recrues à un mentor ou à un collègue-référent augmente la confiance, réduit les erreurs et renforce la loyauté. Si vous pouvez offrir un remboursement de formation liée au travail pour certains cours, c’est aussi un signal fort que vous investissez dans des carrières à long terme, et pas seulement dans de la main-d’œuvre à court terme.

6. Organisez des activités d’équipe

Faites-vous partie de ceux qui pensaient qu’un 5 à 7 était réservé aux employés de bureau ? Eh non. Les activités, célébrations et sorties contribuent grandement à renforcer les liens entre employés en planifiant des rassemblements qui ne tournent pas autour du travail. Vos employés aiment le hockey ou le basketball ? Invitez-les à un match une fois par année pour leur montrer votre reconnaissance.

Les soirées famille/entreprise comme les partys de Noël sont tout aussi importantes. C’est aussi un bon moment pour discuter et apprendre à connaître vos employés dans une ambiance festive et conviviale.

Pour que ces activités restent significatives, reliez-les à la culture du quotidien : faites de rapides mentions pour le bon travail, encouragez la reconnaissance entre collègues et profitez-en pour renforcer le respect et l’esprit d’équipe. Si vous recueillez des commentaires, c’est aussi un bon moment pour partager ce que vous avez entendu et ce qui change — boucler la boucle aide les employés à se sentir valorisés et augmente la rétention.

Quelles sont les causes du roulement du personnel en rénovation et en construction ?

Équipe de professionnels du bâtiment analysant des plans architecturaux sur un chantier avec casques et gilets de sécurité.

Source : Canva

Avant de vous lancer dans des tactiques de rétention, il est utile de comprendre pourquoi les gens partent — et de distinguer ce qui relève surtout du contrôle de la direction de ce qui est externe. En rénovation et en construction, le roulement se résume généralement à quelques catégories récurrentes.

Facteurs sur lesquels vous pouvez agir directement (internes) :

  • Rémunération et avantages : salaire trop bas, augmentations floues, déséquilibres salariaux, ou un ensemble de rémunération qui ne correspond pas au marché.

  • Gestion et communication : mauvaise gestion, consignes incohérentes, communication faible des gestionnaires, ou attentes de poste floues (ce qui se traduit souvent par de la frustration sur les chantiers).

  • Culture et environnement de travail : comportements irrespectueux sur le chantier, mauvaise dynamique d’équipe, ou leadership qui tolère des attitudes dangereuses ou négatives.

  • Équilibre travail-vie personnelle et charge de travail : longues journées, horaires imprévisibles, peu d’options de flexibilité lorsque possible, trop d’heures supplémentaires et épuisement — surtout en haute saison.

  • Adéquation au poste, intégration et progression : expériences d’intégration négatives, travail monotone, occasions d’apprentissage limitées, peu d’occasions de carrière ou absence de parcours visible.

  • Reconnaissance et équité : reconnaissance insuffisante, sentiment d’être ignoré, ou récompenses/promotions perçues comme incohérentes.

Variations saisonnières et fluctuations du pipeline (ralentissements d’hiver, mises à pied liées aux projets, et peur des mises à pied quand le travail se tarit) :

  • Déplacements et déplacements inter-chantiers : longs trajets, chantiers qui changent, et temps de déplacement qui gruge la vie personnelle.

  • Circonstances personnelles : déménagement, besoins familiaux ou considérations de santé (y compris les exigences physiques des métiers).

  • Pression d’un marché compétitif : offres attractives d’autres entreprises en période de pénurie de main-d’œuvre.

  • Les recherches générales sur la main-d’œuvre montrent un schéma clair : culture d’entreprise toxique, bas salaire, mauvaise gestion et absence d’un équilibre travail-vie personnelle sain figurent souvent parmi les principales raisons qui poussent les gens à vouloir partir.

Dans un contexte de rénovation, ces causes se manifestent de façon très concrète. Un travailleur qualifié peut partir après des mises à pied répétées l’hiver et des heures imprévisibles, même s’il aime l’équipe. Un manœuvre plus récent peut quitter dans le premier mois à cause d’attentes floues, d’une intégration insuffisante et de peu de rétroaction au quotidien — avant même d’avoir eu le temps de développer un sentiment d’appartenance.

Autres mesures que vous pouvez prendre pour réduire le roulement du personnel

Quatre professionnels en tenue formelle partageant des bières et discutant autour d’une table en terrasse.

Source : Canva

Analysez vos données de roulement pour corriger le vrai problème

Pour rendre votre plan plus efficace, commencez par analyser vos données de roulement afin de cibler les enjeux qui comptent le plus (plutôt que de deviner). Suivez votre taux de roulement dans le temps et distinguez le roulement volontaire et involontaire. Ensuite, allez un niveau plus loin :

  • Tendances historiques : saisonnalité (hiver vs été), périodes creuses et façon dont le roulement évolue selon la charge de travail

  • Démographie du roulement : ancienneté (premiers 30/90 jours vs long terme), métier/rôle et niveau d’expérience

  • Tendances de départ des meilleurs performeurs : savoir si vos meilleurs éléments partent (et quand)

  • Écarts de compétences : rôles que vous n’arrivez pas à pourvoir durablement, ou compétences manquantes qui créent du stress et des reprises de travaux

  • Causes racines des départs : tendances observées dans les entrevues de départ, ainsi que des « stay interviews » avec les personnes que vous voulez garder

Même une analytique simple (un tableur) peut aider, mais des applications de gestion du capital humain (HCM) / HRMS peuvent faciliter le suivi des tendances de talent, l’archivage de la rétroaction et l’identification rapide des causes racines — surtout à mesure que votre équipe grandit.

Renforcez l’embauche et l’intégration pour réduire le roulement précoce

En rénovation, le roulement en début d’emploi (premiers 30/90 jours) survient souvent lorsque la réalité du travail ne correspond pas à ce que le candidat s’attendait. Un processus d’embauche structuré et un programme d’intégration structuré réduisent ce risque.

Un processus d’embauche structuré et simple (réduire les embauches « mauvais fit ») :

  • Définissez clairement le poste : listez les compétences essentielles (techniques et SST), les certifications requises et les éléments non négociables (assiduité, déplacements entre chantiers, exigences physiques). Ajoutez aussi à quoi ressemble un « bon fit » dans votre culture (travail d’équipe, communication, respect sur le chantier).

  • Utilisez une grille d’entrevue uniforme : posez les mêmes questions comportementales de base à chaque candidat et évaluez les réponses selon les mêmes critères (fiabilité, résolution de problèmes, orientation client, habitudes de sécurité).

  • Ajoutez l’avis des pairs : impliquez un futur coéquipier (ou un chef d’équipe) pour une partie de l’entrevue afin d’évaluer l’adéquation, et le candidat obtient un aperçu réaliste de la dynamique d’équipe.

  • Soyez transparent dès le départ : ne « vendez » pas le poste. Expliquez les aspects difficiles (saisonnalité, réalités d’horaire, distances de déplacement, conditions de chantier) et vos attentes dès le jour 1.

Un programme d’intégration structuré (réduire les départs dans les 30/90 premiers jours) :

  • Checklist de la semaine 1 : orientation SST (EPI, signalement des dangers, règles de chantier), étiquette sur le chantier et protocoles de communication, bases d’utilisation/entretien des équipements, et une visite claire de « notre façon de travailler » (standards de qualité, interactions avec les clients, nettoyage).

  • Jumelage buddy/mentor : assignez un mentor pour les premières semaines afin que la nouvelle recrue ait toujours quelqu’un à qui poser des questions avant que les erreurs ne se transforment en frustration.

  • Plan de compagnonnage/observation : faites passer les nouvelles recrues par quelques types de projets (p. ex., démolition, charpente, finition) pour apprendre les flux de travail et voir où elles s’intègrent le mieux — sans les lancer dans le bain trop vite.

  • Suivis 30/60/90 jours : brèves rencontres de rétroaction pour confirmer les attentes, éliminer les obstacles (outils, besoins de formation, frictions d’équipe) et fixer le prochain objectif de compétence. Suivez le roulement en début d’emploi comme indicateur afin de voir si les améliorations fonctionnent.

Bâtissez une culture et un environnement de travail positifs (le « multiplicateur » de rétention)

La culture de travail, c’est l’expérience au quotidien de travailler pour vous — la façon dont les gens sont traités, comment les problèmes sont résolus et ce que les leaders tolèrent réellement. En rénovation, la culture vit sur les chantiers, donc elle doit être concrète.

  • Fixez des attentes claires de comportement sur les chantiers (et appliquez-les) : définissez ce qu’est une communication respectueuse (pas de cris, d’insultes, de harcèlement ou d’initiation humiliante). Traitez immédiatement les comportements irrespectueux ou dangereux afin qu’ils ne deviennent pas « normaux ».

  • Faites de la sécurité un élément d’appartenance : traitez la sécurité comme une norme d’équipe, pas comme une leçon. Encouragez tout le monde — surtout les nouveaux — à signaler les dangers sans se faire ridiculiser ni faire taire.

  • Modélisez les comportements de leadership : si les superviseurs communiquent clairement, restent calmes sous pression et traitent les gens équitablement, l’équipe suit. Si les leaders coupent les coins ronds ou tolèrent la toxicité, l’équipe suit aussi.

  • Renforcez la dynamique d’équipe par le soutien mutuel : jumeler les nouvelles recrues à un mentor, encourager l’entraide entre métiers et faire de courts check-ins pour faire remonter les frictions tôt (avant que ça devienne du ressentiment ou des départs).

  • Construisez l’inclusion intentionnellement : assurez-vous que les employés se sentent respectés, peu importe leur origine, leur métier ou leur ancienneté. Adoptez une tolérance zéro envers la discrimination et invitez l’avis de tous durant les réunions et la résolution de problèmes.

La reconnaissance renforce aussi la culture. La reconnaissance entre collègues et l’appréciation sur le moment rendent le bon travail visible et renforcent le sentiment d’appartenance — surtout chez les meilleurs performeurs que vous voulez garder.

Mettez en place un système de rétroaction des employés (et boucler la boucle)

Écouter ne peut pas être un moment annuel — ça doit être un processus répétable où les employés se sentent en sécurité de s’exprimer et où ils voient ce qui change en conséquence.

Utilisez quelques canaux constants :

  • Rencontres individuelles : courts suivis avec le gestionnaire (surtout durant les 30/60/90 premiers jours).

  • Rencontres régulières : brèves réunions hebdomadaires d’équipe pour faire remonter les frictions tôt (outils, flux de travail, horaire, sécurité).

  • Sondages d’engagement : un sondage « pulse » trimestriel et un sondage annuel plus approfondi pour repérer les tendances.

  • Options anonymes : une boîte à suggestions simple (physique ou numérique) pour les enjeux que certains n’aborderont pas publiquement.

  • Groupes de discussion/assemblées : petites discussions de groupe pour approfondir des thèmes et renforcer la communication dans les deux sens.

  • Bouclez la rétroaction : résumez ce que vous avez entendu, choisissez 1–2 priorités, assignez un responsable, fixez un échéancier et faites un retour sur ce qui change (et ce qui ne change pas, et pourquoi). Ce suivi renforce la confiance, augmente la voix des employés et stimule l’engagement — un levier important de rétention lorsque les concurrents recrutent agressivement.

Vous pouvez aussi impliquer directement les employés dans la prise de décisions et la résolution de problèmes : demander aux équipes d’aider à choisir de nouveaux outils, co-créer une initiative SST ou suggérer des ajustements d’horaire qui réduisent la douleur liée aux déplacements. Même une petite implication augmente l’adhésion, parce que les employés se sentent investis dans la façon dont le travail est réalisé.

Utilisez la technologie RH pour réduire le roulement (de façon répétable, pas réactive)

Si vous gérez la rétention dans des tableurs, il est facile de manquer des tendances jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Les systèmes RH infonuagiques, les plateformes intégrées de gestion des talents et les outils d’engagement des employés aident en améliorant la visibilité, la vitesse et le suivi :

  • Analytique automatisée + tableaux de bord : suivez le taux de roulement par trimestre/année, volontaire vs involontaire, équipe/rôle, géographie et démographie du roulement.

  • Suivi des causes racines : consignez les causes racines issues des entrevues de départ et reliez-les aux équipes, gestionnaires, rôles ou saisons.

  • Collecte numérique de rétroaction : déployez des sondages pulse, consignez les sujets discutés en 1:1 et suivez les thèmes pour agir plus vite.

  • Gestion de la performance : suivez les objectifs, les évaluations et les conversations de développement afin que les employés comprennent à quoi ressemble le succès et comment progresser.

  • Appui à l’analyse des écarts de compétences : reliez les écarts de compétences aux programmes de perfectionnement, aux programmes de formation et aux parcours de carrière.

  • Systèmes de reconnaissance entre pairs : gardez la reconnaissance visible et constante (pas seulement annuelle).

Deux scénarios rapides en rénovation :

  • Scénario 1 : un tableau de bord montre un pic de roulement dans les 90 premiers jours pour une équipe. Vous revoyez les notes d’intégration, repérez des enjeux récurrents (attentes floues + retards d’accès aux outils) et corrigez avec une checklist plus serrée et une orientation plus tôt sur l’équipement — puis vous surveillez si le roulement précoce diminue au prochain trimestre.

  • Scénario 2 : les ralentissements d’hiver ne sont pas entièrement évitables, mais l’analytique montre qui est le plus susceptible de partir après une période creuse. Vous planifiez des « stay interviews », des communications ciblées et des check-ins, clarifiez le plan de pipeline hivernal et utilisez la reconnaissance pour maintenir l’engagement pendant que la charge de travail change.

Les tendances émergentes en technologie RH rendent cela plus simple pour les équipes terrain : applications RH mobiles, outils de communication intégrés et analytique alimentée par l’IA qui peut mettre en évidence les risques et soutenir le recrutement ainsi que la planification de la main-d’œuvre.

Pour conclure

Alors que vous vous préparez pour la prochaine saison de rénovation, rappelez-vous que la rétention fait partie de votre plan de croissance — pas d’un projet RH séparé. Le marketing et la génération de leads peuvent vous aider à réserver des projets de début de printemps, mais ce sont vos gens qui déterminent si vous pouvez les livrer à temps, avec qualité, et sans épuiser vos équipes.

Utilisez les prochaines semaines pour vous organiser : revoyez la rémunération et les avantages, planifiez la formation et les parcours de carrière, sécurisez du travail à l’année lorsque possible et renforcez la culture de chantier avec des attentes claires, de la reconnaissance et une rétroaction constante. Suivez vos données de roulement (surtout les départs dans les 30/90 premiers jours) et resserrez l’embauche et l’intégration pour que les nouvelles recrues restent. Plus tôt vous stabilisez votre équipe, plus il devient facile de planifier, vendre et croître avec confiance — avant que la concurrence augmente et que les calendriers se remplissent.

FAQ

Quelle est la différence entre la rétention du personnel et la fidélisation des talents ?

La rétention du personnel désigne la capacité d’une entreprise à garder l’ensemble de ses employés, peu importe leur poste ou leur ancienneté, afin de limiter le roulement et d’assurer la stabilité des équipes. La fidélisation des talents, quant à elle, vise spécifiquement à retenir les employés les plus qualifiés, performants ou stratégiques pour l’organisation, en mettant en place des actions ciblées pour répondre à leurs attentes et maximiser leur engagement à long terme. Ainsi, la rétention a une portée globale, tandis que la fidélisation s’adresse aux talents clés dont le départ pourrait avoir un impact significatif sur l’entreprise.

Comment mesurer le taux de rétention du personnel dans une entreprise de rénovation ?

Le taux de rétention du personnel se mesure en calculant la proportion d’employés qui restent dans l’entreprise sur une période donnée. Pour le calculer, choisissez une période (par exemple, un an), comptez le nombre d’employés au début et à la fin de cette période, puis soustrayez les nouvelles embauches effectuées durant ce temps. La formule classique est :Taux de rétention = [(Nombre d’employés à la fin de la période – Nouvelles embauches durant la période) ÷ Nombre d’employés au début de la période] × 100.Ce suivi permet d’identifier les tendances de roulement et d’agir rapidement pour stabiliser les équipes.


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